Partager l'article ! fiches de l'atelier du 11 octobre 2011: Qui a dit ? Qui a dit : «Nous devons aller beaucoup plus loin dans ...
mardi 29 mai 2012
de 18h45 à 21 h à Auxerre,
salle Anna, maison Paul Bert
analyse des réponses à notre questionnaire faites par les candidat-e-s aux législatives dans l'Yonne
AVA pour Atelier Vérité sur l'Argent;
89 pour le département de l'Yonne.
L’AVA-89 souhaite apporter sa contribution aux réflexions sur la nécessité d’une refondation de l’économie.
L’AVA-89 ne se substitue pas aux organisations syndicales ou politiques. Elle ne s’immisce pas dans les débats, les réflexions internes des partis politiques sur les stratégies électorales.
L’AVA-89 n’a qu’un seul objectif : construire un espace commun à toutes celles et tous ceux qui estiment que la question d’une autre utilisation de l’argent est essentielle, que la définition de nouveaux critères d’efficacité des gestions, que la conquête de droits nouveaux pour l’intervention dans les gestions ne le sont pas moins.
L’AVA-89, c’est une association de personnes qui, dans leur diversité, ont décidé de ne pas laisser l’économie dans les mains des seuls « experts ». Elle ambitionne, dans une démarche d’éducation populaire, de développer l’information, la formation, le débat sur le terrain de la politique économique, des choix qui sont faits et des raisons pour lesquelles ils le sont, des moyens permettant un changement du système économique et de la gestion.
L’AVA-89, ça fonctionne comment ?
L’organisation et le déroulement des soirées sont décidés par les participant-e-s. Elles sont préparées par un groupe de travail décidé ensemble lors du choix du thème. Ce groupe de travail pratique l’audition de militant-e-s, d’élu-e-s, de personnalités ayant des compétences sur la thématique qui sera abordée.
C’est où ? C’est quand ?
Les réunions de l’atelier se déroulent tous les deux mois environ, le mardi à Auxerre.
Pour des raisons techniques, les documents, fiches et autres comptes rendus de l'atelier seront publiés sous forme d'articles, et repérés dans les catégories conrrespondantes.
Ci-dessous, vous ne trouverez donc qu'une partie de nos "archives".
Qui a dit ?
Qui a dit : «Nous devons aller beaucoup plus loin dans le fédéralisme permettant de réaliser pleinement les objectifs convenus à Maastricht… parce que les marchés le réclament. »
C’est Manuel Barroso, président de la Commission Européenne.
Qui a dit : «C’est une habitude du discours contemporain que d’appeler l’économie mondiale que nous avons aujourd’hui « l’Economie », et plus insidieusement, de la présenter comme un phénomène naturel dont les lois supposées doivent être respectées au même titre que celles de la physique. Mais dans la situation d’aujourd’hui, cette conception n’est rien d’autre qu’un artifice rhétorique, une insidieuse stratégie politique pour détourner l’attention et les responsabilités loin de ceux qui ont pris les mesures et conçu les institutions qui ont échoué lamentablement.»
C’est le « rapport Stiglitz », réalisé dans le cadre de l’ONU
et signé par vingt des plus grands économistes au monde.
Quésaco ? Qu’est ce que c’est que ce truc là ?
Eurobonds :
Les eurobonds sont des obligations européennes. Il s’agirait de mettre en commun une partie de la dette de tous les pays de la zone euro et d’émettre dès lors des titres de dettes publiques non plus au nom d’un état mais de toute la zone euro. On mélangerait ainsi des dettes très recherchées par les « investisseurs » car sans risque, et des dettes de pays aux finances fragiles mais désormais garanties par les autres états. Dès lors, le taux d’intérêt uniforme exigé par les créanciers serait moins élevé que celui imposé aujourd’hui à la Grèce ou à l’Espagne, mais certainement plus haut que celui concédé jusqu’ici à l’Allemagne et à la France. On imagine les contreparties exigées par les marchés financiers en matière de politique économique et budgétaire, de législation sociale.
Le président de la BCE :
Le président de la banque centrale européenne, nommé par le Conseil Européen à l’unanimité, est le chef du Directoire, composé de six membres, chargé de mettre en œuvre la politique monétaire de la zone euro suivant les orientations du conseil des gouverneurs des banques centrales de la zone euro. L’objectif principal de la BCE est la stabilité des prix, contrairement à son homologue américaine qui y associe la croissance.
C’est maintenant Mario Draghi qui est à la tête de la BCE ; c’est l’ancien président de Goldman Sachs Europe, la banque qui a aidé la Grèce à maquiller ses comptes publics dans les années 2000.
Crise économique
Plan de « sauvetage » de la Grèce
Ce plan débouche sur un fiasco : la croissance de ce pays a été brisée avec l’explosion du chômage et l’écrasement des salaires réels ( -8,9% entre 2008 et 2011) aggravant le déficit budgétaire (+6% de 2008 à 2011) et accentuant, en pratique, l’accumulation des déficits, malgré les énormes sacrifices imposés au peuple et le bradage d’atouts nationaux avec les privatisations, la casse des retraites La dette publique de la Grèce qui était de 105% de son PIB en 2008 approche désormais 150% ! Voila la voie que l’on nous propose.
76% : c’est la baisse du programme européen d’aide aux plus démunis, qui passerait de 480 millions d’euros à 113,5 millions. Ces aides alimentaires bénéficient à 13 millions d’européens, et représentent 1 euro par habitant et 1% à peine de la PAC (politique agricole commune).
Le projet de loi de finances prévoit une taxation exceptionnelle des plus hauts revenus : 3% sur les revenus du travail et du capital dépassant 500.000 euros par an, tant que le déficit public restera au dessus de 3% du PIB. La taxe devrait concerner 10.000 foyers et rapporter 200 millions d’euros par an au budget de l’état. Dix fois moins que les 2 milliards d’euros d’allégements accordés aux riches grâce à la récente réforme de l’ISF. Le revenu imposable de 500.000 euros correspond par exemple pour un couple avec deux enfants, à un revenu annuel de 1,5 million d’euros, soit 125.000 euros par mois (110 fois le SMIC). Pour les riches, ce sera quelques pièces jaunes !