prochaine réunion de l'atelier

mardi 29 mai 2012

de 18h45 à 21 h à Auxerre, 

salle Anna, maison Paul Bert

analyse des réponses à notre questionnaire  faites par les candidat-e-s aux législatives dans l'Yonne

L'AVA-89, c'est quoi???

AVA pour Atelier Vérité sur l'Argent;

      89 pour le département de l'Yonne.

L’AVA-89 souhaite apporter sa contribution aux réflexions sur la nécessité d’une refondation de l’économie.

L’AVA-89 ne se substitue pas aux organisations syndicales ou politiques. Elle ne s’immisce pas dans les débats, les réflexions internes des partis politiques sur les stratégies électorales.

L’AVA-89 n’a qu’un seul objectif : construire un espace commun à toutes celles et tous ceux qui estiment que la question d’une autre utilisation de l’argent est essentielle, que la définition de nouveaux critères d’efficacité des gestions, que la conquête de droits nouveaux pour l’intervention dans les gestions ne le sont pas moins.

L’AVA-89, c’est une association de personnes qui, dans leur diversité, ont décidé de ne pas laisser l’économie dans les mains des seuls « experts ». Elle ambitionne, dans une démarche d’éducation populaire, de développer l’information, la formation, le débat sur le terrain de la politique économique, des choix qui sont faits et des raisons pour lesquelles ils le sont, des moyens permettant un changement du système économique et de la gestion.

 L’AVA-89, ça fonctionne comment ?

L’organisation et le déroulement des soirées sont décidés par les participant-e-s. Elles sont préparées par un groupe de travail décidé ensemble lors du choix du thème. Ce groupe de travail pratique l’audition de militant-e-s, d’élu-e-s, de personnalités ayant des compétences sur la thématique qui sera abordée.

 C’est où ? C’est quand ?

Les réunions de l’atelier se déroulent tous les deux mois environ, le mardi à Auxerre.

Pour des raisons techniques, les documents, fiches et autres comptes rendus de l'atelier seront publiés sous forme d'articles, et repérés dans les catégories conrrespondantes.

Ci-dessous, vous ne trouverez donc qu'une partie de nos "archives".

fiches du 1er février 2011

Qui a dit quoi ?

 

Qui a dit :« Mesure-t -on bien que la dette publique, c’est de l’épargne garantie pour les très gros revenus ? Lorsque Liliane Bettencourt reçoit un chèque de 30 millions d’euros au titre du bouclier fiscal, ce chèque est financé par de la dette que Liliane Bettencourt achète sous la forme d’emprunts d’état, et du coup, quand on la rembourse, on lui fait un nouveau cadeau. »

C’est Eric Verhaeghe, ex-directeur des affaires sociales de la fédération patronale des assurances, qui vient de claquer la porte du Medef.

 

Qui a dit :«Le sauvetage de l’Irlande est vraiment déconcertant. Ce que l’Union Européenne et le Fonds Monétaire international ont réellement fait est de convertir une dette privée en une dette souveraine. »

C’est Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef d FMI, professeur d’économie et de politiques publiques à Harvard.

 

Qui a dit : «La voie de l’austérité choisie par l’Europe, sous la pression des marchés, va retarder la sortie de la crise, affaiblir les maillons les plus vulnérables de la zone euro et de l’Union européenne… Il faut donc relancer la machine .»

C’est Joseph Stiglitz, prix Nobel 2001, dans Libération du 5 janvier 2011

 

 

 

 

Quésaco ?

Qu’est-ce que c’est que ce truc là ?

 

 

SMIC : le salaire minimum interprofessionnel de croissance (smic) est le salaire horaire en dessous duquel aucune rémunération ne peut tomber, même si la grille de qualification de la convention collective prévoit  un montant inférieur. Ce salaire s’impose à tous les secteurs et il est dit « de croissance » car son évolution est indexée sur les prix et sur le salaire ouvrier. Le smic est  obligatoirement revalorisé chaque année d’au moins la moitié des gains d pouvoir d’achat du salaire horaire ouvrier. Pour la cinquième année consécutive, le gouvernement se contente de cette augmentation automatique et refuse de donner un coup de pouce.

 

La dette souveraine : cette expression désigne la dette des Etats, c'est-à-dire l’argent qu’ils doivent essentiellement à des investisseurs nationaux ou étrangers. Une dette contractée en émettant des titres à court, moyen ou long terme. La dette souveraine n’est qu’une partie de la dette publique, s’ajoute celle de l’Etat, celle des organismes sociaux, des collectivités territoriales, d’entreprises publiques ne relevant pas du droit commercial…

 

La valeur du travail : le débat sur la compétitivité relancé par le gouvernement, s’est focalisé sur le « coût du travail ». Oubliant de fait que le travail, à un certain niveau de productivité, est capable de créer plus de valeur  qu’il ne lui en faut pour vivre. Rappelons que c’est la quantité de travail direct et indirect nécessaire à la production qui détermine la valeur des marchandises. Ainsi le patronat et la droite n’ont de cesse de pressurer la rémunération du travail afin d’agrandir l’écart entre la valeur créée par le salarié et son salaire, pour récolter la plus-value. Ainsi la valeur du travail reste la clé de la compréhension des rapports de production.

 

 

 

 

Crise économique

 

17%  des salariés étaient payés au SMIC en 2010 contre 8% au début des années 1990. Le SMIC augmente de 14 centimes. Les smicards toucheront 1 euro de plus par jour en 2011.

 

65 milliards d’euros : c’est le montant des aides publiques aux entreprises.

6.000 dispositifs d’aides ont été recensés, dont 90% sont financés par l’Etat.

Cela représente en masse monétaire un peu plus que le total du budget de l’éducation nationale, plus de trois fois le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Mais surtout, ces 65 milliards d’euros correspondent, selon le rapport du conseil des prélèvements obligatoires, (CPO), au produit de l’impôt sur les sociétés et de la taxe professionnelle, c'est-à-dire la totalité des impôts que sont censées payer les entreprises.

 

L’homme qui valait 1.200 ans de SMIC : 18 millions d’euros, c’est l’équivalent de près de 1.200 ans de SMIC, et c’est la somme qu’a empochée M Belloni, directeur général du groupe de luxe LVMH grâce à la vente d’une partie de ses stock options. C’est aussi le dirigeant du CAC 40 le mieux payé, avec un salaire annuel de 5,3 millions d’euros en 2009. On nous dit « mais M. Belloni a parfaitement respecté les règles » ; c’est vrai, et c’est bien là le problème ! Et pendant ce temps là, N Sarkozy et sa majorité nous expliquent qu’il faut accepter les sacrifices imposés par la crise. Ce scandale montre que la morale faite aux uns ne s’applique pas aux autres.

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